< Retour au blog

L’enjeu des fake news ou le télescopage entre raison et émotion

publié le 13/02/2019

L’enjeu de la banalisation des fake news est révélateur d’une remise en cause permanente du vérifiable et des faits au bénéfice du vraisemblable et des opinions. Le doute se généralise, sapant la raison, empêchant les débats argumentés. Pour comprendre le phénomène, il est nécessaire de rappeler deux notions centrales : l’intentionnalité des émetteurs de fake news et la dimension émotionnelle de ces dernières.

En effet, les fake news sont de la « désinformation intentionnelle » de la part de l’émetteur jouant sur les émotions du destinataire. Dès lors, le fait disparaît, l’émotion s’affirme, la vérité s’étiole. Aussi, pour répondre à cette menace, il est nécessaire, au préalable, de prendre en compte les émotions des publics cibles. Cette étape permet alors d’adapter sa communication afin de la rendre la plus audible possible, au sein du tumulte des réseaux sociaux, théâtre d’une guérilla numérique permanente.

Pour aller plus loin.

Ces articles peuvent vous intéresser

Fake news et politique : la nouvelle norme ?

La vie politique actuelle est traversée par les fake news. Certains en usent et en abusent pour accéder au pouvoir ou comme mode d’action politique. Dans Les ingénieurs du chaos (2019, Lattès), un essai stimulant, le journaliste et écrivain italien Giuliano da Empoli nous raconte...

Derrière les fake news, différentes réalités

Le désordre informationnel actuel se caractérise par trois dynamiques enchevêtrées à celle de l’information. Celle-ci se définit comme un message s’appuyant sur des faits vérifiés alors qu’un contenu est l’alliance d’un message et d’un support : audio, vidéo, image ou texte....

Trois livres récents pour comprendre
l’enjeu des infox

Le vertige des faits alternatifs, Les éditions Textuel, septembre 2018. Une réflexion enrichissante du sociologue Arnaud Esquerre, sous la forme d’une discussion avec l’anthropologue Régis Meyran. Les fake news pullulent. Pas seulement du fait des réseaux sociaux (raison technique), mais...